I - DÉVELOPPEMENT LOCAL DU Xe AU XIIe SIÈCLE

 

Au Xe siècle, les Lusignan étaient déjà en possession de plusieurs alleux (terre libre sans seigneur). Ces châtelains ont pris de l’importance au cours du XIe siècle et exercé un ensemble de droits parmi lesquels figurait la justice.

Par ailleurs, la mise en place de droits de péage sur les terres de la seigneurie permettait d’augmenter leurs revenus.

Il existait aussi des taxes auxquelles la population devait se soumettre, comme celle pour l’utilisation du four seigneurial. Un acte de 1009 fait mention d’une ville (« urbs ») développée autour du château de Lusignan.

 

Au début du XIe siècle, Hugues IV possédait déjà les châteaux de Lusignan, Couhé et Vivonne. A ces édifices s’ajoutaient les constructions de l’église Notre-Dame et Saint-Junien à Lusignan en 1025, ainsi que le prieuré de l’église Saint-Martin à Couhé et l’église de Brux.

Dès lors, les Lusignan tentèrent constamment d’accroître leurs territoires et d’assouvir leur caractère ambitieux.

Tous les moyens étaient bons : mariages fructueux avec des filles de la noblesse locale, usurpations ou spoliations envers certaines abbayes poitevines comme Saint-Maixent, fréquents conflits avec leur seigneur que ce soit le comte du Poitou ou, plus tard, les Plantagenêts.